De mémoire

Le Projet de Partenariat Global Tunisien (PPGT), lancé en 2013 (Allemagne-Tunisie), comprenait les premières phases hybrides de TuNur et du Plan Solaire Tunisien. Il visait à développer de grandes centrales solaires dans le sud de la Tunisie, selon un modèle de déploiement en deux phases.

L'objectif était de privilégier le réseau électrique national de la STEG dans un premier temps, avant de lancer une seconde phase d'exportations d'électricité vers l'Europe.

Le mécanisme de financement reposait sur le transit obligatoire des recettes d'exportation en euros par la Banque Centrale de Tunisie, ce qui permettait le réinvestissement intégral des fonds dans le Service de Garantie des Paiements afin de financer la première phase des infrastructures nationales, outre la disponibilité de stocks de devises nécessaires à la stabilisation du change, voire le passage explicite au ciblage de l'inflation…

La première phase locale (100 à 200 MW) visait à sécuriser le réseau de la STEG en alimentant 200 000 à 400 000 foyers tunisiens pour stopper les coupures estivales dans les régions intérieures. A terme, la phase d'exportation (2 000 à 4 500 MW) ambitionnait d'approvisionner 2 à 5 millions de foyers européens, générant d'importantes retombées financières en devises pour l'économie tunisienne.

Ce projet ambitieux, mais réalisable, a finalement été abandonné en raison :

(1) De restrictions législatives persistantes sur les exportations d'énergie privées,

(2) d'une forte opposition syndicale à la privatisation de la production d'électricité et

(3) de la hausse rapide du coût de l'énergie solaire en Europe, qui a rendu le transit temporaire via la Méditerranée moins compétitif.

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