Kidnapper un chef d'État dans son palais est certainement contraire à toutes les législations existantes. Mais, de la part des Américains, et aussi audacieux que puisse être l'opération, la chose n'a rien de très nouveau.
On le sait tous, la diplomatie américaine montre une certaine fierté à prendre des libertés avec le droit international, voire à le piétiner si elle le juge nécessaire.
Protester en invoquant le précédent fâcheux qui va ouvrir une boîte de Pandore dans les relations internationales, comme on l'entend ici et là, c'est ignorer que cette boîte, il y a longtemps qu'elle a été ouverte. Et pas seulement par les Américains.
Certes, le président Trump se distingue par sa façon de ne pas chercher à cacher son jeu : il y va franco dans sa façon de faire prévaloir la loi du plus fort. Mais d'autres ne sont pas moins à pointer du doigt. Y compris la Russie de Poutine, qui se comporte en agresseur et en envahisseur alors que, pas moins que les Etats-Unis, elle occupe un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU.
L'ordre international est sans doute à protéger, mais il est surtout à réinventer.