La dernière sortie du président algérien sur la Tunisie que de nombreux tunisiens trouvent déplacée voire insultante, repose la question des accords sécuritaires et de défense conclus avec l'Algérie et surtout leur définition de la menace terroriste et leurs modalités opératoires.
L’absence de communication à ce sujet, suscite de sérieuses appréhensions surtout au vu des nombreuses suspicions et même des confidences attribuées à d'anciens responsables sécuritaires algériens sur des liens troubles entre les services spéciaux algériens et des mouvements terroristes et même semble-t-il certaines actions terroristes commises en Tunisie notamment au cours des années 2012-2013.
La relation trouble du régime algérien avec le terrorisme et la quête démocratique nécessite une clarification des accords et engagements sécuritaires et de défense bilatéraux afin d’éviter que la crainte de l’inconnu et des précédents attribués au régime algérien ne fassent passer la crise de confiance entre les deux peuples a un sentiment plus profond et plus durable de nature à creuser un fossé entre les deux peuples voisins condamnés par l’histoire et la géographie à coexister pacifiquement et en bonne entente.