En cette période d’inflation vertigineuse des prix et de pénurie des produits de première nécessité, des médicaments à l'eau et l'électricité entre autres, les appels à la rationalisation de la consommation devraient également, et peut être en premier lieu, cibler les privilèges et avantages disproportionnés accordés au secteur public et à l’administration afin de limiter le recours à un endettement qui hypothèquera inévitablement l’avenir du pays et sa souveraineté.
Il est grand temps de mettre fin à la politique de replâtrage et de fuite en avant pour cause de frilosité de peur de toucher aux “droits et avantages acquis” en fait extorqués à une succession de gouvernements faibles et monnayant leur survie à coups de concessions qui ont démontré leur inefficacité sociale et économique pour ces institutions et entreprises de même que pour les équilibres budgétaires et la souveraineté du pays.
L’heure est grave et le moment est venu pour rétablir un équilibre sain et viable entre rémunérations et productivité et surtout la capacité réelle du pays en évitant la spirale infernale de l'endettement.
L'heure des sacrifices est venue si l’on veut éviter de sacrifier la Tunisie et son indépendance car il faut toujours garder à l'esprit que la commission financière internationale chargée de gérer le remboursement de la dette tunisienne (juillet 1869) n’a précédé la colonisation française que de douze années.
De nos jours, l'accélération de l’histoire promet de réduire les délais