Tunisair, COTUNAV et le syndrome du déclin organisé

Il est grand temps de procéder à une évaluation sereine, transparente et objective du coût imposé à l'économie et au tourisme tunisiens en plus des tunisiens résidant à l’étranger par la politique de protection des liaisons aériennes et maritimes au profit de ce que de plus en plus d’experts et analystes qualifient de fardeaux et de dinosaures économiques que sont Tunisair (AirHelp Score 2025 : Tunisair classée 114ème sur 117 compagnies mondiales) et la “fissfiss” COTUNAV.

Il n’est pas excessif de penser que la survie de ces deux compagnies publiques, grâce aux subventions, exonérations fiscales et la protection publiques, constitue un fardeau de moins en moins soutenable pour l'économie nationale et le trésor public et un obstacle à toute tentative de relance durable de l'économie tunisienne.

Ceci en plus des principaux aéroport et port nationaux, Tunis Carthage (Classement Mondial AirHelp 2025 : 250ème sur 250 aéroports analysés) et Rades (Classement mondial : 251ᵉ place sur 405 ports évalués et 13ᵉ à l'échelle du continent africain) qui donnent des arguments solides à ceux qui vont jusqu’à affirmer que ces deux points de passage des touristes et des marchandises sont des zones de non droit et des foyers de pratiques qui évoquent plus la Sicile qu’aucun autre pays.

Il semble relever de l'évidence que, depuis les années 1990, et malgré les nombreuses visites et opérations coup de poing hautement médiatisées, tout régime qui n’arrive pas à mettre de l’ordre et de la rationalité dans la gestion du transport international se trouvera dans l'incapacité d’initier un véritable programme de réformes et d’amorcer une relance durable.

En plus de leur contribution à la flambée inflationniste en raison des surcoûts générés par les délais et les frais élevés d'importation des intrants et des produits de consommation et autres, les inefficiences devenues systémiques du secteur du transport international font qu’elle aura beau brader sa main d'œuvre et offrir toutes sortes d’avantages fiscaux en dépit de leurs nombreux effets pervers, la Tunisie aura énormément de peine, pour pas être pessimiste, à surmonter ces facteurs disqualificatoires et dissuasifs non seulement en vue de l’attraction de nouveaux investissements, mais plus grave encore pour le maintien des investissements implantés depuis des années et qui pourraient être tentés par d’autres horizons mieux organisés et plus hospitaliers.

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