Quand on se met, économiquement, politiquement et sécuritairement, sous l’aile d’un régime étranger rentier, corrompu, despotique et contesté à l'intérieur et à l'extérieur, on multiplie ses difficultés pour faire du redressement économique qui nécessite un positionnement international positif et favorable, une mission impossible.
Pire encore, tout élan démocratique, au niveau des libertés individuelles et des instances représentatives sociales, politiques ou syndicales, risque d'être perçu comme une menace mortelle par les soi-disant protecteurs et garants de la stabilité.
Un vieux proverbe français dit: « dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ».
La version arabe est peut-être plus éloquente en disant: « celui qui fréquente un parfumeur reçoit ses effluves et celui qui fréquente un charbonnier se couvre de noircissures ».
L’orage
En plus de la météo incertaine et des fois menaçante en provenance de notre frontière occidentale, des nuages politiques et sécuritaires de plus en plus lourds s'y accumulent annonçant un orage qui pourrait, avec la conjoncture régionale volatile et combustible, prendre l’allure d’un ouragan dévastateur.
Face à cette volatilité régionale qui monte jour après jour, la Tunisie dispose-t-elle de suffisamment de facteurs de résilience socio-politique et économique pour surmonter sans trop de dégâts les turbulences qui pointent à l'horizon?