Après Andrea Pirlo, qui sera le prochain ?

Ce qui s'est passé à la FGCI n'est pas seulement un problème sportif, c'est avant tout politique. Andrea Pirlo ne sera pas sélectionneur de l'équipe nationale. Il est coupable d'avoir entretenu des relations avec la Russie. Ses mauvais résultats à la Juventus auraient pu être passés sous silence, mais pas le fait qu'il ait défendu des initiatives sportives dans un pays devenu l'ennemi juré.

Il serait intéressant de se demander pourquoi un traitement similaire n'est pas infligé à ceux qui entretiennent des relations avec Israël ou les États-Unis. Le pays de Trump a attaqué nos économies par le biais de droits de douane. Il a utilisé nos bases militaires pour la guerre en Iran, faisant de nous une cible potentielle. Il nous a contraints à acheter son gaz à un prix deux fois supérieur à celui que nous payions auparavant. Il s'en est pris à nos institutions, s'ingérant fortement dans notre vie politique. Il a ciblé militairement un gazoduc de l'UE, auquel nous n'oublions pas notre appartenance, pour de mauvaises raisons. Et cette liste est loin d'être exhaustive ; elle ne couvre que les événements récents.

D'aucuns diront qu'il ne faut pas exagérer. Le sélectionneur national a peu d'influence politique. Certes, il n'a pas une grande importance. Mais ce geste, approuvé même par le président du Sénat, le deuxième plus haut responsable de l'État, est d'une importance capitale.

L’exclusion de Pirlo sert d’avertissement, voire de menace, à l’encontre de quiconque n’entend pas se rallier à la croisade anti-russe.

Elle sert à militariser un pays entier, à définir les limites de notre propre citoyenneté. Une fois cette limite franchie, il devient légitime d'être la cible d'une campagne de presse malveillante et violente.

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