Saber Bettaibi : La passion des mots, de l’écriture, de la lecture, idéaliste, sensible et d’une grande humanité.
Il existe, dans la Tunisie de Kaïs Saied, une flatterie qui a fini par devenir une institution et des personnages dont la vocation n’est ni de comprendre leur époque, ni de la servir, encore moins de la critiquer.
Il faut savoir appeler les choses par leur nom, sans circonlocutions, sans précautions oratoires et surtout sans la moindre lâcheté devenue,
Il est devenu commode, en Tunisie, de chercher un coupable unique. Hier, c’étaient les partis, les islamistes, les "corrompus", les parlementaires, les élites, les gouvernements successifs
Le drame tunisien n’est donc pas seulement celui de ceux qui partent. Il est celui d’un pays qui, lentement, s’habitue à les voir partir. Et cette habitude est peut-être la forme la plus inquiétante du naufrage
Une démocratie véritable ne consiste pas à proclamer que le peuple est souverain. Elle consiste à lui laisser réellement les moyens de l’être.
Le pauv’con a résolu le problème de la connaissance: il ne doute de rien parce qu’il ne questionne rien. Il possède une opinion sur tout, une explication pour chaque chose et un coupable pour chaque échec. Il n’est jamais responsable. Si sa vie ne ressemble pas à ce qu’il espérait, c’est la faute de
Depuis plusieurs années, il existe dans la vie publique tunisienne, une étrange mécanique intellectuelle qui semble avoir progressivement inversé les règles les plus élémentaires du raisonnement, de la justice et même du simple bon sens. Une mécanique par laquelle l'accusation devient vérité par déf
Les Semeurs.tn الزُّرّاع