Chroniques d'une catastrophe. À l'heure actuelle, le détroit d'Ormuz est pratiquement fermé, tandis que le trafic dans le canal de Suez a diminué de 70 %.
Le transit par le détroit de Malacca, par lequel passent désormais presque toutes les marchandises en provenance et à destination de l'Asie, devient donc essentiel pour l'économie mondiale, à commencer par celle de la Chine. Sa fermeture entraînerait la paralysie de la Chine en quelques jours. Actuellement, ce détroit est ouvert, mais en raison de la fermeture des autres voies de transit, il est fortement encombré, avec des retards de plusieurs semaines dans la livraison des marchandises et une hausse des prix.
Il faut ajouter que la navigation dans le détroit de Malacca est très compliquée en raison de la faible profondeur des eaux, et que l'augmentation actuelle du trafic maritime entraîne des risques accrus à cet égard, exacerbés par les actes de piraterie. Si un navire venait à s'échouer, avec le détroit d'Ormuz fermé et le canal de Suez à capacité réduite, la récession serait immédiate.
Pour la première fois depuis des années, nous sommes confrontés à une crise qui n'est pas seulement le fruit de la spéculation financière, mais qui est dictée par la folie impériale des États-Unis et d'Israël ; d'ailleurs, Trump envisage d'envoyer des troupes terrestres en Iran, décidant ainsi de couler son pays qui ne peut supporter une dette devant payer 5 % sur les obligations à dix ans pour faire face chaque jour à une dépense de 4,5 milliards de dollars pour la guerre. Naturellement, ces taux d'intérêt obligeront les pays endettés comme l'Italie à payer autant et à voir ainsi peser un fardeau énorme sur leurs comptes publics.
J'ajouterais une dernière remarque. Avec le détroit d'Ormuz fermé et celui de Malacca saturé, la Chine devra s'approvisionner de plus en plus, par gazoduc, auprès de la Russie, qui tirera d'énormes avantages de la guerre menée par les États-Unis. Vive le capitalisme libéral !