* Giorgio Agamben est né le 22 avril 1942 à Rome. C’est un philosophe italien. Son champ d’étude se tourne vers l’histoire des concepts, surtout en philosophie médiévale et dans l’étude généalogique des catégories du Droit et de la Théologie. La notion de « biopolitique », empruntée à Foucault, est au centre de ses nombreux ouvrages comme : L’Homme sans contenu, Circé, Belval (Vosges), 2013, ses « Homo Sacer », « La Guerre civile : pour une théorie politique de la stasis », Paris, Points, 2015, etc.
Souvent, face à la prise de conscience généralisée de la fin d'une culture, surgit le besoin – ou l'espoir – d'un nouveau départ : l'idée qu'après l'effondrement d'une longue tradition, une autre, plus vivante, verra tôt ou tard le jour.
Le problème antique du rapport entre vérité et opinion, déjà posé aux origines de la philosophie occidentale dans le poème de Parménide, revêt aujourd'hui une nouvelle pertinence.
Qui sont les justes ? Qu’est-ce qu’être juste ? Ce n’est certainement pas une qualité propre à un sujet, un attribut de tel ou tel homme, de telle ou telle femme.
Comment expliquer – ou même tenter de comprendre – ce qui se passe aux États-Unis ? Comment expliquer ce fait apparemment inexplicable : la nation qui, jusqu’à récemment, dominait le monde est gouvernée, et l’est encore, depuis dix ans par un président techniquement atteint de démence ?
L'Occident est, du début à la fin, une civilisation grammaticale, qui a fait de l'analyse du langage et de sa structuration en une grammaire le fondement de sa connaissance du monde et de sa maîtrise de la nature.
On ne peut comprendre la conception que notre culture se fait de l'être humain sans se rappeler qu'à la base de celle-ci se trouve un homme sans enfance : Adam.
Il convient de réfléchir à un fait si incroyable qu’on cherche à tout prix à l’occulter, à savoir que l’État qui se proclame le plus puissant du monde est dirigé depuis des années par des hommes qui sont techniquement des aliénés.
Les Semeurs.tn الزُّرّاع