Impact destructif du Covid-19

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Il y a un peu plus de 6 mois, les prévisions économiques pour 2020 étaient pour la plupart optimistes. Les perspectives de croissance étaient à la hausse avec une accélération de la croissance synchronisée après la trêve américano-chinoise qui a temporairement mis fin à la guerre commerciale entre les deux nations belligérantes.

À cause de la crise sanitaire, les États-Unis entrent dans une récession économique historique en 2020 après dix ans de croissance ininterrompue. A ce jour, près de 30 millions de personnes se sont inscrites au chômage (≈20% de la population active). Le PIB américain a chuté de 4,8 % au premier trimestre, en rythme annuel.

Le deuxième trimestre devrait connaître une chute plus brutale. Un tel décalage résulte du fait que les mesures de confinement n’ont été prises qu’à la mi-mars.

Au niveau mondial, l'ampleur du coût économique du Covid-19 en termes de PIB ne touchera pas les pays uniquement en 2020, mais s’étalera sur les années suivantes. D'après certains économistes de référence, le taux de croissance économique restera négatif au moins jusqu’en 2025. La reprise réelle par rapport à 2019 ne sera pas pour tout de suite et ne se fera que sur le moyen terme.

Impact constructif du Covid-19 : Enseignements à tirer et Opportunités à saisir

Chaque crise, bien que tragique, présente des opportunités. La combinaison de la crise économique causée par le coronavirus et de la guerre des prix du pétrole sera vraisemblablement favorable à l’économie nationale.

La dépendance de nos exportations vis-à-vis du marché Européen, d’une part, et de nos importations en produits de première nécessité vis-à-vis des pays producteurs de pétrole ou de produits alimentaires et de médicaments, d’autre part, devront accentuer chez nous la nécessité de développer les capacités agricoles, industrielles et énergétiques.

Alors que le coronavirus fait le tour du monde, se déplaçant de l'Est à l'Ouest, du Nord au Sud, nos dirigeants sont confrontés à un défi de taille, qu’est l’autonomie en produits essentiels et la diversité des débouchés pour nos produits.

Accélérer le processus d'industrialisation pour répondre aux contraintes de l'offre dans l'ère post-coronavirus permettra non seulement d'atténuer l'exposition des pays à la baisse de l’offre en produits de base et à la volatilité de leurs prix, mais stimulera également les secteurs productifs (agriculture + industrie) pour produire les biens nécessaires à l’adresse du marché local et du marché à l’exportation. D’où une relance potentielle de l’Investissement.

Que peut-on tirer du Nord ?

L'Europe réfléchit sur la relocalisation des activités délocalisées en Chine, en Europe ou en Afrique du nord. Les délocalisations en Chine se sont avérées dangereuses pour l’Europe notamment dans les secteurs stratégiques comme l’industrie pharmaceutique, ce qui a prouvé que les pays développés étaient dépendants de la Chine sur le plan sanitaire (90% de la pénicilline consommée dans le monde est produite en Chine).

Il faut aussi noter que la Chine détient le monopole de production des composants essentiels à l'ensemble de l'industrie électronique et de communication. La crise sanitaire a agi comme un révélateur de cette dépendance. Une relocalisation des producteurs européens en Afrique du Nord permettra d’assurer aussi bien la compétitivité de ces derniers que la sécurité des approvisionnements.

Ceci ne pourrait-il pas constituer une opportunité de taille pour l’économie tunisienne ?

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