Elyès Fakhfakh : Est-ce le bon choix ???

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On peut comprendre la perplexité de certains à l'idée que le nouveau chef de gouvernement pressenti traîne un mauvais score à l'élection présidentielle. Mais quand ça devient un argument pour discréditer la décision du président, il devient utile de rappeler certaines vérités :

- Un bon chef de gouvernement a besoin d'être compétent, c’est-à-dire doté de l'intelligence qui lui permet d'identifier les obstacles politiques divers qui se présentent sur le terrain, ainsi que les moyens de les éviter au moindre coût, et cela en vue d'un objectif salutaire qu'il garde clair à l'esprit.

Le soutien populaire que lui apporte un ancien vote n'a rien de nécessaire. Au contraire, on sait qu'il ne cherchera pas à jouer sa propre carte, qu'il ne sera pas au service de sa carrière en pensant à de prochaines échéances.

- Un candidat à la présidentielle se présente comme un "singleton" : son rôle est d'incarner par sa seule personne la souveraineté de l'Etat et l'unité du peuple. Un chef de gouvernement est un homme d'équipe. Sa qualité essentielle est de savoir se rendre compatible avec d'autres acteurs politiques et de rendre possible entre eux des projets communs.

Or le fait que plusieurs partis aient proposé son nom comme solution de compromis montre que son profil en tant que chef du gouvernement recueille un large soutien, ou en tout cas qu'il ne fait pas l'objet d'un quelconque rejet, contrairement à ce qui est suggéré ici ou là.

- Enfin, le fait qu'il soit choisi par le président n'est pas anodin. Cela signifie que la base populaire dont jouit le président peut être mise à contribution pour soutenir ce choix et lui apporter une légitimité nouvelle.

Bien sûr, cela s'inscrit dans une sorte de contrat en vertu duquel le chef du gouvernement s'engage à honorer les attentes placées en lui par cette base. Dès lors qu'il l'accepte et le respecte, cette base devient la sienne.

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