Les grands discours et les messes de l’investissement avec des annonces d'intentions d’investissement se suivent sans que l’on puisse procéder pour autant a un bilan des investissements réalisés ni des réformes internes requises pour améliorer le climat des affaires avec un benchmarking avec des pays similaires comme le Maroc, l’Égypte et la Turquie.
Outre les différents classements internationaux qui nécessitent une introspection et une sérieuse remise en question tant du discours que des pratiques administratives, il serait utile d’utiliser la TICAD 8 ( Tunis: août 2022) pour une étude diagnostic de ce qui marche (ou pas) et ce qui nécessite des améliorations.
Cette grande manifestation internationale qui a réuni a Tunis il y a déjà quatre ans les pays africains et les autorités et entreprises du Japon, mérite une étude diagnostic sereine et objective pour évaluer ses retombées sur la coopération tuniso-japonaise et son effet d'entraînement, s’il y en a eu, sur l'attractivité de la Tunisie aux investissements directs toutes origines confondues.
Tant que des bilans sobres et objectifs ne seront pas réalisés avec la détermination requise pour mettre en place les correctifs nécessaires, il sera difficile d’envisager une relance crédible et durable de l’investissement intérieur et extérieur et un dépassement du modèle obsolète de salaires bas contre des compétences basses ou moyennes.
Tant que la Tunisie ne se sera pas débarrassée d’une administration et d’une législation d’une autre époque, elle pourra difficilement se positionner comme un site compétitif des IDE à valeur ajoutée et offrir des opportunités d’emploi à ses compétences qui n'ont d’autre choix que de voter avec les pieds et explorer des cieux plus cléments en dépit de la montée de la xénophobie en Europe et en Amérique avec son lot de discriminations officielles et subreptices.