La reculade sur la facturation électronique :L’incapacité du mode de gouvernance en Tunisie

La reculade sur la facturation électronique peut être interprétée comme un indice supplémentaire de l’incapacité du mode de gouvernance en Tunisie d’assurer l'adéquation requise entre le discours et la mise en œuvre et la traduction en action concertée et pleinement assumée des décisions publiques.

Plus que l'incapacité de l'autorité publique à mettre en place ses décisions et réformes, ce blocage est un révélateur inquiétant du déficit de confiance entre les acteurs institutionnels et économiques ancrant davantage l'opacité de l’informel et du non-état avec toutes les incidences possibles sur une perception d’ingouvernabilité du pays et de son degré d’attractivité pour les investissements étrangers.

L'échec ou tout du moins le blocage d’une telle réforme et de son exigence de transparence en vue de parvenir à une justice fiscale et distributive plus équitable incite à une réflexion sereine sur l'adéquation en Tunisie du mode de gouvernance et du style du discours avec l’exigence de plus en plus pressante de réformes nécessaires non seulement à la relance économique mais surtout à la préservation de la souveraineté nationale face au piège de la dette ou pire au chantage humiliant et asservissant de l’aide économique étrangère.

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