Attribuer avec certitude la hausse de la masse monétaire en circulation à l’entrée en vigueur de la loi sur les chèques apparaît réducteur, tant que les conditions suivantes ne sont pas rigoureusement établies :
1) La tendance haussière de la monnaie en circulation, observable bien avant l’adoption de cette loi, devrait présenter un point d’inflexion clairement identifiable ;
2) le taux de croissance des lettres de crédit (الكمبيالات) ne devrait pas, lui aussi, avoir augmenté de manière significative, de façon à neutraliser les effets de compression induits par la loi sur les chèques ;
3) l’indicateur de défaut de confiance (ou de méfiance) à l’égard de l’institut d’émission et du système bancaire ne devrait pas avoir enregistré de modification structurelle de tendance ;
4) les besoins liés à l’activité économique, tant sur le plan domestique que dans les transactions internationales, ne devraient pas avoir évolué, y compris sous l’effet de facteurs saisonniers ;
5) les banques commerciales devraient avoir maintenu un degré de contrainte inchangé dans le financement de l’économie, tandis que les intermédiaires financiers agréés auraient conservé des conditions de taux similaires sur les crédits accordés aux PME.
Par ailleurs, il importe de s’assurer que l’augmentation observée de la monnaie en circulation revêt un caractère structurel, et non exclusivement conjoncturel ou saisonnier.