Quand la tv nationale laisse passer la vérité

Un événement rare s’est produit hier: la Télévision Nationale a diffusé — avant de le supprimer en urgence — un reportage sur la grande marche contre l’injustice à Tunis.

Un instant de vérité dans un paysage médiatique verrouillé. Une brèche dans le mur de la propagande.

Des milliers de citoyens, toutes sensibilités confondues, scandant des slogans qui expriment une colère directe contre l’injustice, la pauvreté et la répression : critiques ouvertes du président, dénonciation de la police et de la justice aux ordres, appel à la libération des prisonniers et même à la chute du régime. Une clameur collective, franche et sans détour, révélant une rupture profonde entre la rue et le pouvoir.

Ce que le pouvoir voulait cacher, les agences internationales l’ont immédiatement relayé : Reuters, AFP, DPA, Anadolu, l’agence belge.

Toutes parlent d’une foule massive, unie, déterminée.

La suppression du reportage ne change rien : l’image a circulé. Le monde a vu. Le régime, lui, a tremblé.

La marche du 22 novembre 2025 marque un tournant : l’injustice a fini par unir ceux que la politique avait divisés.

Et même la télévision publique, malgré elle, a montré que le récit officiel ne tient plus.

Une faille s’est ouverte dans le mur. Et ce type de faille ne disparaît pas sous une simple injonction autoritaire.

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