L’interview du Président : De l'amateurisme dans l'approche des questions

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Il s'avère que c'est la première fois que je rencontre une photo avenante du Président Kais Saied depuis son accession à la magistrature suprême qui mérite d'être publiée et peut être attendrir les âmes revêches à son apparence et posture sévères.

Je trouve que la plupart des photos officielles et celles des médias ont plutôt desservi son image en plus du fait que le tempérament austère de l'homme ne se prête pas au narcissisme bien connu des acteurs politiques majeurs de ce monde.

En ce qui concerne la forme et le contenu, l'interview du Président de la République sur la Watania1 n'a franchement pas honoré les compétences du service public. De l'amateurisme dans l'approche des questions, des interruptions intempestives à la limite de l'impudence et des conclusions erronées à l'image d'une comprenelle ordinaire peu professionnelle.

Face à ce cafouillage, le Président a eu le mérite d'être courtois, maîtrisé et clair sur l'ensemble des questions. En 100 jours et vu la superposition des échéances et événements politiques, élections législatives, longue durée et échec de la composition du premier gouvernement et concertations en vue du deuxième, La visibilité des activités présidentielles ne pouvait être profilée convenablement.

À part la teneur du cabinet présidentiel, quelques effets de sa communication politique et quelques gestes symboliques envers les jeunes, les régions défavorisées et les familles des martyres de la révolution, se distinguent la position diplomatique à l'égard de la crise libyenne, les mises au point suite à la visite éclair et confuse pour le grand public du Président Erdogan et enfin le refus total de la dernière imposture du Président Trump à l'égard de la question palestinienne avec la confirmation absolue de la solidarité de l'état tunisien au juste combat du peuple palestinien.

Trois mois sont insuffisants pour appréhender correctement l'imprimature d'un chef de l'exécutif en temps de régime à tendance parlementaire. Il a beau clarifier qu'il n'a nullement l'intention de créer un parti ou que la provocation d'élections législatives en cas d'échec d'adoption parlementaire du deuxième gouvernement n'est pas son dessein politique au préalable mais qu'il peut y être astreint par la Constitution en cas de besoin, trop de supputations et d'anticipations entourent ses faits, gestes, silences et déclarations.

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