La nouvelle Tunisie ne pourra pas se faire avec ceux qui vivent encore dans le passé…

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Un message en réponse aux commentaires dédaigneux et hautains de certains bobos concernant les jeunes de Gafsa, reçus hier au Palais présidentiel de Carthage par Kaïs Saied, lors d'un entretien fort en émotion:

Encore une fois vous avez raté le coche avec votre condescendance et vos moqueries déplacées. Elles révèlent tristement un racisme de classe choquant dans le pays de la révolution de la liberté et de la dignité.

On comprend comment votre absence d'empathie et de solidarité sociale et votre nombrilisme aveugle vous ont conduits à voter pour des candidats controversés, à dénigrer la révolution et sa légitimité populaire, à vous barricader dans votre zone de confort sans voir venir la nouvelle déferlante révolutionnaire qui a été, fort heureusement pour vous, absorbée par l'élection de Kaïs Saied.

Êtes vous conscients que vous êtes déconnectés de la vraie vie des tunisiens? Et même si, comme vous le claironnez cyniquement, Kaïs Saied ne trouvera pas immédiatement de solutions à la précarité et au chômage qui ravagent notre pays, il aura eu le mérite de recevoir ces jeunes, de les respecter, de les écouter. Sincèrement. Pas le temps de prendre quelques photos pour la galerie...

Et s'il vous plaît cessez vos pronostics de Cassandre sur l'avenir de notre pays, vos « tanbirs » incessants, vos critiques stériles, vos intox, vos prophéties funestes. C'est toxique…

La Tunisie nouvelle se reconstruira sans vous, puisque vous en avez décidé ainsi. Elle se fera avec ceux qui croient en elle. Ces jeunes gens justement que vous semblez mépriser et qui sont l'avenir de notre pays. Les Grands Commis et les fonctionnaires de l'Etat qui honorent l'Administration tunisienne et que vous accablez de vos reproches injustifiés. Les citoyens généreux et désintéressés qui s'investissent dans les actions de la société civile pour réduire les inégalités sociales et faire de la Tunisie un pays meilleur, ceux qui participent aux caravanes de santé et de solidarité sociale, ceux qui participent à la rénovation des écoles et des dispensaires, ceux qui apportent leur contribution aussi modeste soit-elle aux plus démunis à commencer par ceux de leur proche entourage.

La nouvelle Tunisie ne pourra pas se faire avec ceux qui vivent encore dans le passé, pleurent sur leurs privilèges de caste et n'ont rien à proposer. Elle se relèvera parce qu’il n'y a pas d'autres choix et parce que nous devons garder l'espoir et croire en notre pays avant de demander aux étrangers de nous aider et de croire en nous.

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