Alors quo vadis Monsieur le Président ?

Si l’on se fie aux propos tenus, avant-hier, par le conseiller du président de la République, dans des médias étrangers (sic) il semble qu’au palais de Carthage, les fins limiers qui s’y trouvent, n’en mènent pas large, du point de vue de ce qui se trame.

Dans la perspective de la sortie de crise institutionnelle ou sa prolongation. C’est selon… Il en ressort, ainsi, que le président est désormais tenté, par un changement du régime politique (resic), dans un sens présidentiel.

Mais si l’on sait que depuis le coup de force du 25 juillet, il dispose, temporairement, par la mise en œuvre tronquée de l’article 80, de la plénitude du pouvoir exécutif et législatif, personne, ni aucun texte, ne lui a conféré le pouvoir constituant.

Hormis les sondages et quelques constitutionnalistes complaisants. Ce qui est bien peu, au regard de l’enjeu qui concerne, ni plus ni moins, le destin du pays. Dans ces conditions, comment compte-t-il opérer sans ajouter une forfaiture à une autre ?

De par la constitution, la voie référendaire lui est interdite, puisque, seules, les questions ayant trait aux traités, statut personnel, droits de l’homme et libertés, et traduites en projets de lois, sont susceptibles de faire l’objet d’une consultation populaire (et encore durant les délais de renvoi).

Quant à la voie de la révision constitutionnelle, même si le président garde parfaitement l’initiative, celle-ci, doit être soumise pour approbation, par un autre président, en l'occurrence, celui de l’Arp à la cour constitutionnelle.

Or, la première institution a été congédiée, sine die. Tandis que la seconde a été empêchée de voir le jour. Les deux par le président en personne…

Alors quo vadis Monsieur le Président ?

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